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August 29 Promenade, Maman Skippy et moiJe crois vous avoir déjà exprimé, l'angoisse de voir vieillir un être cher et en l'occurrence, c'est le cas aujourd'hui de ma mère.En prenant de l'âge (88 ans quand même) elle perd de la force et de l'autonomie, quoique je fasse un maximum pour qu'elle reste autonome. Dans tous les petits signes avant coureurs d'une inéluctable déchéance, c'est la perte de la mémoire immédiate qui me perturbe le plus. Autre signe de l'usure du temps c'est son mal à marcher, et la perte d'endurance à l'effort. Tout ceci fait qu'il est de plus en plus dur de l'intéresser à quelque chose et si elle s'y intéresse elle fatigue si vite que parfois, lorsqu'elle émet le souhait d'aller promener, on est de retour avant d'être parti LOL.Pour autant, même si je ne peux m'éloigner trop longtemps d'elle, j'ai pris la décision de partir quelques jours à la rencontre d'amis du net (1 jour avec chaque ça leur suffira largement LOL). Elle ne fait aucun commentaire, car elle sait que je l'enverrai balader, mais comme je sens qu'elle aimerait bien partager une sortie avec moi, je lui ai proposé d'aller au parc zoologique de Sanary (pas trop de route) ça a été un oui, pas très enthousiaste. Donc elle s'est enhardie et m'a proposé d'aller passer une journée à Nice en souvenir d'un W.E. Merveilleux que nous avions passé toutes les deux il y a trente ans et plus quand je m'étais installée là-bas, là c'est moi qui est dit non car comme elle ne peut pas marcher, je ne vais pas faire un aller retour « à blanc ». Puis je me suis souvenue que par mon ex chez moi, il y a ... la Camargue et que sur le delta du Rhône aux saintes Marie de la mer, des promenades en bateau sont proposées. Je lui ai proposé cette balade et j'ai reçu un accueil positif pour cette sortie.Bon l'attente de la balade a été assez éprouvante car ayant perdue la mémoire immédiate, elle se souvient que l'on doit aller promener, mais elle ne sait plus ni quand ni où... 3 fois par jour la même question pendant plus d'une semaine c'est éprouvant pour ma grande patience LOL « Annie ... Oui maman ... Dis moi, je m'en rappelle plus ... quoi maman ? ... Où tu as dit qu'on allait ? .... Aux saintes faire une balade avec le Tiki ... Ah oui c'est vrai ... Annie ... oui maman ... Dis quand est-ce qu'on y va déjà ... mardi maman ... Ah oui, ben tu vois je m'en souvenais plus, mais pourquoi mardi ? ... parce que lundi, je finis de mettre de l'ordre dans mon bordel et que en semaine il y aura moins de circulation ... Et à qu'elle on part ? ... Tôt pour éviter la grosse chaleur dans le bateau ...Ah oui, t'as raison maintenant c'est vrai je m'en souviens que tu me l'as dit, ben ma pauvre fille, j'ai plus de mémoire y faut faire avec ... Ten fagés ma mère quand ça va me gaver je t'enverrai bouler ... hihi, ça je le sais va donc, je peux te faire répéter ... T'occupes c'est mieux qu'une jambe cassée ... hihi oui, tu vois toujours la philosophie de la vie à ta manière. Ça 3 fois par jour je vous jure c'est usant LOL mais bon y a pire donc je fais avec LOLLa veille du jour tant attendu en une paire d'heure j'ai la même boucle toutes le 20mn à peu près. Au bout d'un moment, n'étant pas la patience personnifiée, je lui dis « maman ... oui ... Si t'as pas envie de sortir et que tu ne le fais que pour me faire plaisir, laisse tomber on n'y va pas ... Non non c'est pas ça mais c'est que j'oublie tout et que je fais répéter ... Que tu fasses répéter, c'est pas grave ma mère (tu parles là ça m'a sacrément gavé Grrr) , mais j'ai l'impression que tu le fais juste pour me faire plaisir ... Non pas du tout, j'en ai marre du quartier ça me faira prendre l'air ... Bon ok ça marche, je met le magnéto en route et je répète quand tu veux » Choc ou pas choc, je n'ai plus eu de question et le lendemain matin 7h1/2 c'était elle qui m'appelait pour me dire que je ne m'inquiète pas qu'elle était levée se préparait pour être 8h1/2 chez moi !!! (oui elle fait encore la visite chez le coiffeur et mon domicile avec son véhicule. Pour le reste, elle ne se rappelle plus les trajets)On est donc partie à l'heure dite vers l'aventure Skippy, mamé, et moi.Arrivée 10h10 aux Saintes, et donc râté la navette de 10h00. Qu'à cela ne tienne, comme nous avions une heure à perdre, nous nous sommes baladé le long des digues de l'embouchure avec pépère levant la patte sur tous les brins d'herbes et de salicorne,moi entrain de chasser la libellule avec mon appareil photo et mamé se remémorant quand nous étions petits LA sortie au Grau du Roi avec la Dedeuch, le pique nique le parasol l'eau les serviettes ... bref l'expédition, votre serviteur qui trouvait toujours le moyen d'aller se mouiller avant de partir et qui se prenait une dérouillée par le padré car « ça allait mouiller les sièges de la voiture et puis qui aurait des auréoles et que ça partirait plus, et qu'il se demandait bien ce qu'il allait pouvoir faire de cette mistone car elle n'en faisait qu'à sa tête ... »...A 11h30, nous étions sur le ponton prêt à embarquer sur le Tiki III, notre bateau à aube pour la promenade sur le petit Rhône dans le delta. Je l'installe le plus confortablement possible (sur un banc rembourré au noyaux de pêches) à l'intérieur, près d 'une vitre avec une fenêtre de toit ouverte juste devant elle pour que l'air circule et qu'elle ne sente pas la chaleur, je lui confie le chien et je m'échappe sur la coursive pour faire des photos. Je la surveille du coin de l'oeil pour voir comment elle profite de la balade. Même pas un quart d'heure après, elle s'était liée d'amitié avec une fillette d'environ 5 ans qui était venue caresser le chien et qui lui posait des questions ... Et là miracle, le passé a ressurgi et elle a raconté tout ce qu'elle savait de cette région, comment ça se passait quand elle venait 'ici' avec ses enfants ici quand nous étions petit, comment s'était ... bref elle sont parties dans un délire toutes les deux qui a fait que la maman de la fillette et moi avons été étonnées que ni l'une ni l'autre ne s'impatiente Hihi ... La vie est parfois faite de petits miracles.A 13h00 nous sommes de retour à la case départ et nous allons sur les Saintes pour déjeuner. Madame ' mère' était en pleine forme avec bien sûr mal aux pieds mais toute ragaillardie de ce qu'elle avait vue et de l'échange avec cette petite fille. Nous nous sommes installées dans un petit restaurant et elle a mangé avec bon appétit et disant en boucle « C'est une journée de vacances ça Hein !!! ça change du Val ... C'est une vrai journée de vacances »Bref un moment de quiétude, une belle journée, que j'avais tant redouté. Va falloir que je trouve d'autres idées de cet acabit pour pouvoir tenter de faire « tant qu'on peut » « de vrais journées de vacances »Ci-dessous ce que nous avons admiré pendant ces quelques heures bénies
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Je suis fascinée par l'anthropomorphisme, l'anamorphisme, l'illusion, la magie...
Tout ceci est très cartésien et néanmoins me fait rêver car on met la précision, la rigueur et la science au service du rêve.
Le peintre que j'admire dans cette catégorie est Le Mexicain Octavio Ocampo.
Dans les dessinateurs de rue un génie de talent Julian Beever
Dans l'illusion ou la magie je ne sais, je viens de découvrir une vidéo qui m'a fait halluciner.
Voilà, j'espère vous avoir donné envie de connaître un peu plus ces arts parallèles qui sont de l'Art c'est tout
En 2006 date de l'achat, j'ai commencé sa lecture et puis ma mère me l'a emprunté et me l'a rendu plus de six mois plus tard. Du coup, je n'ai pas eu envie de le reprendre car j'avais complètement perdu l'histoire.
Mais comme je n'ai pas un livre dans ma bibliothèque que je n'ai pas lu. Je me suis forcée à le reprendre et recommencer la lecture à la première page. J'ai bien fait ... Il s'agit d'un roman de terroir, écrit par une personne qui le connait, qui l'aime et ça se sent.
Après des années passés dans le journalisme C'est sur le tard qu'il se décide, en 1982, -son premier roman, « Deux journées à Bassora »- à écrire des romans. Mais même si il a tardé à se lancer, Jean-Paul Malaval va rattraper le temps perdu en ne cessant d'écrire depuis. Ces romans parlent des hommes et de leur terre. Quelques titres : « Les Caramels à un franc », « Les Encriers de porcelaine » « Le carnaval des loups » ou encore « les vignerons de Chantegrêle ». Il parle si bien de la Corrèze car là sont ses racines, mais il sait aussi parler d'autres régions. Ecrivain à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas il vaut le détour
Le roman débute au XIXème siècle après la prise du pouvoir par Napoléon III. Dans le village de Chantegrèle se disputent les divers courants de l'histoire tel qu'ils se pratiquaient à l'époque ; Les monarchistes spoliés mais persuadés que leur heure va revenir, les Bonapartistes -avec un le beau portait du tonnelier survivant de Waterloo (le plus attachant à mon sens), les républicains qui ont compris que la soumission et le servage n'étaient pas une fatalité.
Dans ce village de Chantegrèle, règne en maître et sans aucun recul, le comte de Chantegrèle Firmin de Jandelles, personnage haut en couleur qui ne conçoit pas la vie autrement que telle qu'elle se déroule pour lui. Il y a bien évidement deux familles ennemies suite à des problèmes de partage de terre quelques générations auparavant, l'une est bonapartiste et l'autre républicaine et cette divergence divise le village en deux clans.
Après bien des drames et des réconciliation ; Après l'histoire en marge de Manelle « fille à part » qui perturbe -avec respect dans un premier temps et colère par la suite- la vie du village et l'esprit libertin du comte ; l'on voit en parallèle la puissance du maître et celle de l'empire s'affaiblir.
Le comte sera finalement ruiné par l'arrivée des amériques d'une maladie dévastatrice, le phylloxéra. Sa suffisance et son égo seront autant que cet insecte responsables de sa perte.
Pendant ce temps, les valeurs républicaines prennent l'ascendant sur la vie des campagnes françaises. Une nouvelle race émmerge des ouvriers liés aux terres du maître c'est la race des propriétaires terriens indépendants.
A lire et à relire, c'est une plongée dans nos campagnes avec bonheur, on y vit, on se sent happé par ce village qui vous donne tant de sentiments au travers de ces lignes
J'ai choisi cet extrait, car je trouve qu'il résume bien l'esprit du livre sans en dévoiler la teneur
... Quand le premier chargement des coteaux parvint à quai, Polyte se jucha sur le charroi et se mit à caresser amoureusement la vendange, ôtant de-ci de-là une feuille, un grappillon vert ou chétif, une vrille desséchée qui avaient échappé au regard des éplucheuses. Puis il se saitsit d'une belle grappe et y mordit à pleines dents, sans retenue. Le jus lui déoulina sur le menton. Il ne prit pas même la peine d'en effacer les traces, tant il était excité par ce qu'il venait de découvrir.
ça n'aura pas besoin de sucre ! S'écria-t-il, c'est un sacré bon Dieu de vin que nous allons faire ...
De Jandelles s'amusait de la jubilation de son ami, lui qui affectait toujours un air blasé après toutes ces années d'activités vigneronnes, avec ses hauts et ses bas. La prophétie du médecin sur l'avenir du cru 1852 n'e l'étonnait même pas. Dur reste, le comte ne s'abaisserait pas à goûter le raisin. C'était un rituel qu'il jugeait ordinaire puéril, propre à satisfaire un ansieux tel que Dormox, un atrabilaire qui distinguait dans chaque signe du temps qui passe matière à se gâter l'esprit. ...
Bonne lecture
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