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21 agosto Renan Luce - chien mouilléJ'ai décidé de vous présenter cette chanson avant de partir en vacances.Ce jeune chanteur, plein de douceur, de finesse et de talent, m'a conquise avec pleins de titres, je choisis ce titre aujourd'hui, car il est dans l'émotion, la douceur, la pudeur et l'ouverture sur un silence persistant que est celui de la maltraitance de l'homme par sa compagne.Les hommes, certes moins nombreux que les femmes sont aussi maltraités, agressés. Contrairement aux femmes, ils pourraient se défendre, mais ils ne veulent pas faire redoubler la violence et l'attitude parano de leur compagne par amour et aussi par peur de la moquerie et du qu'en dira-t-on.Je rend hommage à ce titre qui traite ce sujet avec pudeur et finesse.Merci Mr Renan Luce, vous m'avez charmRenan Luce - Chien mouillé
Elle lève son majeur dans les embouteillages Un joli doigt rageur à l'entrée du péage Elle fouille dans mes affaires, elle me traite de papy Elle me bat au bras d'fer et m'envoie au tapis
Elle me déséquilibre d'une tape dans le dos Et lance, imprévisible, son poing dans mes abdos Elle casse le péroné de la moindre "machine" Qu'est venue claironner un peu trop près d'mon jean
J'suis comme un chien mouillé Qui peut s'prendre tous les coups Les plus belles dérouillées Et suivre son maître partout Regarde ces hématomes Tu vois, j't'ai dans la peau Et ce mercurochrome Dessine ton drapeau
J'viens te chercher le soir dans les commissariats Tu chantes comme une baignoire et tu sens la vodka Soirée entre copines ou virée de mat'lots Ne change que la comptine les mecs tous des salauds
Puis je te déshabille dans notre lit, chez nous Je pose mes béquilles souv'nir de ton genou Dans les bras de Morphée tu dors tout en douceur Dans mon bras, la morphine atténue la douleur
J'suis comme un chien mouillé Qui peut s'prendre tous les coups Les plus belles dérouillées Et suivre son maître partout Regarde ces hématomes Tu vois, j't'ai dans la peau Et ce mercurochrome Dessine ton drapeau
J'suis comme un chien mouillé Qui peut s'prendre tous les coups Les plus belles dérouillées Et suivre son maître partout Regarde ces hématomes Tu vois, j't'ai dans la peau Et ce mercurochrome Dessine ton drapeau
20 agosto Istres - Bouches du RhôneIstres petite ville des Bouches de Rhône, sous préfecture située aux portes de la Crau et non loin de Fos sur mer.
Cette petite ville prospère abrite (j'espère ne aps dire de bétise LOL) un Centre d’Essai en Vol , une Base aérienne et un Centre de Dassault.
Lorsque j’y vivait il y avait env. 30.000 habitants et lorsque nous sommes allés nous y promener mon ami Patrick et moi-même, quelqu’un m’a dit qu’ils étaient environ 40.000. Il y a une sacrée poussée démographique en quelques temps. Mais, outre ces infos passionnantes, Istres est une petite ville très sympa. D’abord il y a plein d’activités pour les enfants au C.E.C (Centre éducatif et culturel) et aussi adapté pour les adultes. On peut faire pour une somme modique, du sport, de la danse, de la lecture ou du théâtre.
De plus, Ayant 2 étangs, l’étang de l’olivier et l’étang de Berre, il y a des animations aquatiques telle que les 24 heures de pédalo sur l’étang de l’Olivier. Sur le côté de l’étang de Berre, il y a le port des heures claires qui est très mignons avec ses maisons à flanc de colline et qui est une petite ville hors la ville.
Pour ma part, si mon passage dans ce soin n’est pas synonyme de bonheur, J’ai de bons souvenirs de douceur, de gentillesse et de protection de cette vie de deux ans dans ce petit cocon qu’est le centre de la vieille ville que l’on appelle l’olive par sa forme vu du ciel. Un seul défaut les cloches de l’église faisaient trop de bruit
Je vous livre quelques photos ici, vous verrez la majorité dans l’album. Bonne visite ! 17 agosto Marie Chantal Toupin - Tout EffacerJuste pour vous apporter un témoignage d'une personne que j'aime de tout mon coeur.Elle a l'âme aussi vaste que la terre et le coeur aussi grand que notre système solaire ...Pourtant elle aurait de quoi en vouloir à la terre entière ...Dans son blog "privé" elle a écrit les mots illustrés ci-dessous en légende de la chanson de Marie Chantal Toupin "Tout Effacer" Je ne peux écouter cette chanson ni lire les mots de mon amie sans avoir les larmes qui coulent et l'angoisse qui m'opresse.Je vous livre tout ici aujourd'hui, elle ne connaît pas cet espace et si elle le venait à le visiter par hasard , je sais qu'elle ne m'en voudra pas.Aussi je vais te laisser ici mon étoile ce petit mot rien que pour toi "ma belle fée, je ne te trahis pas, je véhicule juste ta souffrance pour que d'autres sachent et comprennent quel sont vos douleurs et vos désepoir je t'aime de toute mon âme"
Marie Chantal Toupin- Tout effacer
J'ai tant voulu tout effacer de ma mémoire Bannir les souvenirs, les jeter au feu Ne plus jamais les revoir Ne plus jamais rien sentir Quand quelqu'un ne parle de toi.
Retire tes mains de sur mon corps Et laisse-moi m'en aller Je ne veux pas revoir la mort Grâce à mon âme, j'ai ressuscité
J'ai tant voulu tout effacer de cette histoire Chasser les souvenirs, les anéantir Les laisser dans le noir Ne plus jamais sentir Ton regard, ton souffle, sur moi
Retire tes mains de sur mon corps Et laisse-moi m'en aller Je ne veux pas revoir la mort Grâce à mon âme, j'ai ressuscité
Tu m'as fait vivre l'enfer Comment ai-je fait pour continuer M'échapper de tes bras de fer Par la fenêtre j'ai regardé... Sur la montagne une croix briller Qui me disait ''Garde ton calme, Je te sauverai, je te saurevai.'' Laisse-moi Laisse-moi m'en aller
Retire tes mains de sur mon corps Et laisse-moi m'en aller Je ne veux pas revoir la mort Grâce à mon âme, j'ai ressuscité
Tu m'as fait vivre l'enfer Comment ai-je fait pour continuer Par la fenêtre, j'ai regardé Je n'ai jamais cessée de prier De prier
16 agosto Femme LibéréeTous les jours, j'essaie d'être en adéquation avec mes modestes idéaux, d'être libre, de ne rien devoir concéder qui soit à l'encontre de ma morale. Ce n'est facile pour personne d'être soi, mais pour une femme encore moins. Peut-être n'est-ce pas si "hasardeux" que j'aime cette chanson
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Je t'aime - Paul Eluard
Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tout le temps
Où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large
Et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j'ai franchies
Sur de la paille
Je n'ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse
Qui n'est pas la mienne
Pour la santé je t'aime
Contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Je m’appelle Aurore. Quand j’avais six ans, je dis un jour à maman « c’est quoi un papa ? », « c’est rien qu’un connard» me répond-elle. Je n’ai pas compris les propos, mais j’ai su d’instinct qu’il ne fallait pas que j’insiste, quand elle avait bu, elle était prévisible.
Lorsque je quémandais un câlin elle me disait en me repoussant « Dégage, tu me fais penser à ton S….p de père ».
Vers mes neuf ans mon oncle et ma tante, devinrent mes tuteurs car la DDASS estima ma mère inapte à m’élever.
Un dimanche, cet oncle et cette tante que je ne connaissais pas vinrent me chercher chez moi. Ma tante une petite femme menue insignifiante, mais elle m’accueillit avec gentillesse et chaleur.
Mon oncle, plus droit plus fier plus froid, tentait de se montrer aimable. Quand j'ai croisé la première fois son regard, un frisson glacial m'a parcouru tout le long de la colonne vertébrale.
Je quittais la région parisienne pour un petit bourg du centre de la France. Tout y était gris, tout y était sombre, mais moi, j’étais plutôt contente de mon sort, ma tante me câlinait tout le temps, dans le village contrairement à ma cité, j’étais bien accueilli, mon oncle était un notable dans cette ville, il était estimé et respecté. Il faisait la pluie et le beau temps.
Par contre, il me faisait toujours aussi peur, son regard bleu acier, et son « faux » sourire me glaçaient.
Il me prenait sur ses genoux, je me raidissais mais je n’osais pas me refuser, personne ne tenait tête à mon oncle.
Aux alentours de mes onze ans, ma tante m’a « présentée » à mon oncle. Celui-ci ma dit « tu es maintenant suffisamment mâture pour être ma servante, je suis le maître et vous m’obéissez. Je regardais ma tante, elle le regardait avec un sourire complice. Je ne savais pas ce qui m’était réservé, mais j’ai compris à l'instant qu’il ne faudrait, comme avec maman, ni pleurer ni crier »
Le jour de mon anniversaire, pour mes douze ans, j’ai fait une fausse couche (j’ai compris plus tard ce que c’était) mon corps d’enfant n’a pas pu porter la trace de ma souffrance et l’a rejeté. Si seulement l’œuf avait tenu... l’horreur aurait duré moins longtemps…
A quelques semaines de mes quatorze ans je suis allée accoucher de jumeaux décidée (poussée) à accoucher sous X.
Les gens du village me regardaient avec reproche et dégoût, on plaignait mes bienfaiteurs d’être aussi mal récompensé. Le moment de l’expulsion de ces choses de mon corps est arrivée plus vite que prévu et la sage femme de service, pas au fait de ma décision, me posa la femelle, sur mon buste. J’ai croisé son regard et à cet isntant, j’ai compris que ces vies seraient ma raison de vivre et de me battre.
Ces vies étaient mes étoiles, chacun a son étoile, il suffit qu’il la croise. Dans le regard de cette enfant, j’ai croisé la mienne. Je ne les laisserai à personne, ils seraient à moi, jen ferais des êtres aimés, forts et indépendants. Une heure après est arrivé le second, c’était un garçon. Je les ai prénommés Dioné et Hélène.
Pendant toute la durée de mon séjour, ma tante est restée avec moi pour « m’aider », comme on ne refuse rien à mon oncle et malgré ma tentative de résister, tout le monde a trouvé touchant cette sollicitude pour moi.
Il fallait que le contrôle reste permanent et faire en sorte que je ne puisse parler.
Trois jours après je suis repartie dans mon ghetto, la vie a repris son cours rien n’avait changé. Si ! Une chose avait changé, je refusais et devenais agressive chaque fois que quelqu’un voulait tpucher Dioné ou Hélène. Je me suis battue comme une tigresse et ils n’ont pas pu les toucher ni se les approprier.
C’est à partir de ce moment là que les coups se sont rajoutés dans les jeux de mon oncle.
Je contrariais le maître, je n’avais pas le droit de lever le regard alors lever la voix ou sortir les poings, méritaient châtiments.
Mais les coups étaient étudiés, pervers, terriblement douloureux et sans trace. Je n’ai pourtant pas cédé ! Les jumeaux sont à moi et personne d’autre n'a à prendre de décision sur leur éducation.
Leur protection me transformait en tigresse.
Je m’en suis ouverte à l'assistante sociale et àl'éducatrice. Chose étonnante, elles sont allées dans mon sens.
Dix huit mois après, j’étais à nouveau enceinte. Mon éducatrice a compris ma détresse, sans que je ne dise un mot. Elle m’a convoquée avec les enfants sous un faux prétexte et m’a posée tellement de questions, que j’ai fini par m’effondrer et avouer mes crimes.
De là tout est allé très vite, on m’a placé avec Dioné et Hélène dans un foyer pour parents isolés, on m’a proposé de faire une IVG, j’ai accepté.
Les interrogatoires ont commencés avec ce que ça a d’humiliant de dégradant de salasse. Cela a duré des mois et des mois. Pas une fois on ne m’a confronté à mon bourreau. J’avais honte, je me sentais coupable, beaucoup de regards amusés ou avides, me prouvaient sans que cela soit réellement dit que l’on ne me croyait pas.
Mon oncle demanda que la preuve de sa paternité soit faite. Les tests se sont avérés positifs. Au foyer toutes mes compagnes et nos avocats étaient persuadés que l’affaire était dans le sac.
Le procès a eu lieu en hiver l’année de mes dix huit ans, dans la ville où j’avais vécu.
Lorsque j’ai vu qui était le juge, j’ai su que j’avais perdu.
Effectivement, c’était un proche de la famille.
On a décrété que si le doute ne pouvait être possible, ces enfants étaient des enfants d’un amour partagés et non d’un acte incestueux. Oui ! " j’avais su détourner mon oncle de son foyer et n’avais entamé cette campagne de calomnie à son encontre que pour l’empêcher de participer à l’éducation de ses enfants".
Je suis sortie du tribunal soutenue par l'avocat et l'éducatrice. J’étais tellement anéantie, que les jambes se dérobaient.
J’ai cru devenir folle. Pendant une semaine, je suis restée prostrée, je ne me suis même pas occupée de mes étoiles.
C’est la visite de l’avocat, avec la demande de reconnaissance du géniteur qui m’a fait un électrochoc. J’ai pris mes trésors, et je me suis enfuie. J’ai été cachée par de femmes magnifiques qui m’on aidé et aimé, qui m’ont permis de reprendre des forces et de me lancer dans une bataille juridique légale.
Au bout de six mois d’errance, je me suis posée dans un petit coin du sud de la France.
J’ai fait en sorte de n’avoir rien à mon nom, pour qu’il ne puisse pas me retrouver.
L’avocat a mené la bataille pour défendre nos droits, mes étoiles sont allées à l’école.
Dioné et Hélène sont devenus des enfants adorables, vifs pleins d'esprit et de caractère.
bons élèves et épanouis. Ils sont ma raison de me lever le matin.
J’ai réussi à protéger notre vie et à nous épanouir. J’ai un boulot pas bien payé, mais mon patron a beaucoup d’estime pour moi et il m’a fait un contrat de formation et j’ai préparé mon bac en court par correspondance, je l’ai réussi et je commence des études en alternance pour préparer l’école d’infirmière. Je suis presque heureuse.
Et puis le ciel m’est tombé sur la tête. Il y a quelques semaines, j’ai reçu un recommandé qui m’annonce la décision de justice accordant un droit de visite au « papa ».
Le tribunal a jugé utile de donner mon adresse au « papa » pour qu’il vienne prendre contact avec ces enfants chez eux afin que cela soit moins traumatisants pour eux.
Le lendemain à 9h00 il sonnait à la porte de ma petite maison accompagnée d’une éducatrice désignée d’office par le tribunal.
J’ai vu son regard, tout est revenu en masse …
Tout ce que j’avais tenté d’oublier est redevenu présent …
j’ai baissé mes yeux son regard était tout autant conquérant …
Il n’a pas changé…
Dioné et Hélène ont l’âge que j’avais quand je leur ai été confiée. Depuis je n’arrête plus de trembler, mais je vais me battre et je vais lutter. Mes enfants ne seront pas ses sujets.
Il y a à ce jour une Fin, la mienne … Je m’appelle Aurore, j’ai neuf ans et je suis confiée à mes bourreaux mais cette fois-ci je le sais... Je suis une victime, mais personne ne veut mécouter
Annie Villeneuve - Un ange qui passe
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