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    June 23

    Louis Amstrog - Billy Holiday Summertime

     J'ai choisi Summer time interprété par Louis Amstrong et Billy Holliday car je trouve que c'est du pur caviar, je ne m'en lasse jamais. Je trouve que ça ne vieillit pas ! J'aurais pu choisir d'autre titres ou d'autres artistes de jazz que j'aime aussi beaucoup et qui ont également accompagné Louis Amstrong peut-être une autre fois

     Summertime
     
    Summertime....and the livin' is easy
    Fish are jumpin'...and the cotton is high
    Yo' daddy's rich...and yo' mama's good-lookin'
    So hush little baby......don't you cry

    One of these mornin's..you gonna rise up singin'
    You gonna spread your little wings...and you'll take to the sky
    But 'till that mornin'...there ain't nothin' gonna harm you
    With yo Mama and Daddy...standin' bye

    (instrumental break)

    Now it's summertime....and the livin' is easy
    Them fish are jumpin'...and the cotton's 'bout waist high
    Yo' daddy's rich...and, ya know yo' mama's good-lookin'
    Now hush little baby......don't....you cry

    Summertime....

    Ah said it's summertime
     
     C'est l'été
     

    C'est l'été et la vie est facile

    Les poissons bondissent et le coton est haut

    Oh ton papa est riche et ta maman est belle

    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas

     

     

    Un de ces jours

    Tu te lèveras en chantant

    Puis tu déploieras tes ailes

    Et tu te réfugieras dans le ciel

    Mais d'ici là

    Il n'est rien qui puisse te faire du mal

    Avec papa et maman à tes côtés

     

     

    C'est l'été et la vie est facile

    Les poissons bondissent et le coton est haut

    Oh ton papa est riche et ta maman est belle

    Alors chut, petit bébé, ne pleure pas

     
     
    Louis Daniel Armstrong (1901-1971) originaire de la Nouvelle Orléan, il est aussi surnommé Satchmo (à cause de sa bouche en forme de sacoche) musicien de jazz, il avait un talent musical exceptionnel, et a contribué à rendre cette musique populaire et lui donner ses lettres de noblesses . S'il n'est pas le plus grand, il n'en est pas loin et il est un des plus populaire qui a su outre jouer de la trompette comme un dieu développer ses talents de chanteur avec cette voix roque et rocailleuse qui en a charmé plus d'un(e)
    Il a chanté avec d'autre éléphants sacrés tels que Duke Ellignton, Ella Fitzgéral, Billy Holiday ou encore Bing Crosby
     
     
     

    Billie Holiday (1915-1959) née à Baltimore était une chanteuse de jazz et si elle était peut-être moins connue que certaines telle que Ella Fitzgerald elle n'en était pas moins une Diva. Sa voix était hors norme, unique, à la fois Lyrique et roque avait une tessiture extraodinaire. Elle a chanté avec les plus grands tel que Louis Amstrong, Duke Ellington, Dizzy Gillespie et elle a été accompagnée par des orchestres mythiques tel que Count Basie ou Artie Shaw rien que ça !!! Elle est décédée malheureusement trop jeune, 44 ans.

    Quelques liens la concernant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Billie_Holiday  -  http://www.jazz-aftershave.ch/Holiday.htm  -  http://www.arte.tv/fr/art-musique/Billie_20Holiday/819254,CmC=819258.html  -  http://www.lady-day.org/

     
    June 18

    Pablo Neruda - LA CANCIÓN DESESPERADA

    Ricardo Neftali Reyes Basoalto, est né le 12 juillet 1904 à Parral, au Chili ; Plus connu sous le nom de Pablo Neruda.

    Dès la fac il écrira avec avidité, il défendra ses causes et ses idées. Toute sa vie il voyagera, il fuira dans l'errance de l'exil la répression. En 1971 il est nommé ambassadeur du Chili sous le gouvernement Alliende. Le 11 septembre 1973 Le putsh militaire renverse la république et le président Alliende est assassiné à la Moneda.

    Le 24 septembre Pablo Neruda meurt à Santiago sa maison est pillée et détruite alors que l'on veille encore sa dépouille. A ses obsèques et malgré l'armée des chants jaillissent de la foule, par delà la répression règne la magie du poète...

    Il fût nommé en 1950 prix staline de la paix, en 1971 prix nobel de littérature.

    Quelques liens :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Neruda 

    http://www.pierdelune.com/neruda.htm 

    http://www.americas-fr.com/litterature/neruda.html 

    Je suis de la génération qui a "vécu" avec Neruda, j'ai eu des profs qui m'ont appris au même titre que Louis Aragon, Elsa Triolet ou Jacques Prévert à aimer ce poète hors du commun. Je les en remercie.

    J'ai choisi ce poème car il va, à mon sens, dans la continuité de la chanson de Ferrat. J'espère ne pas avoir trahi l'âme du poème et surtout du poète.

    Pablo Neruda - LA CANCIÓN DESESPERADA

     

    Emerge tu recuerdo de la noche en que estoy.
    El río anuda al mar su lamento obstinado.
     
    Abandonado como los muelles en el alba.
    Es la hora de partir, oh abandonado!
     
    Sobre mi corazón llueven frías corolas.
    Oh sentina de escombros, feroz cueva de náufragos!
     
    En ti se acumularon las guerras y los vuelos.
    De ti alzaron las alas los pájaros del canto.
     
    Todo te lo tragaste, como la lejanía.
    Como el mar, como el tiempo. Todo en ti fue
               naufragio!
     
    Era la alegre hora del asalto y el beso.
    La hora del estupor que ardía como un faro.
     
    Ansiedad de piloto, furia de buzo ciego,
    turbia embriaguez de amor, todo en ti fue naufragio!
     
    En la infancia de niebla mi alma alada y herida.
    Descubridor perdido, todo en ti fue naufragio!
     
    Te ceñiste al dolor, te agarraste al deseo.
    Te tumbó la tristeza, todo en ti fue naufragio!
     
    Hice retroceder la muralla de sombra,
    anduve más allá del deseo y del acto.
     
    Oh carne, carne mía, mujer que amé y perdí,
    a ti en esta hora húmeda, evoco y hago canto.
     
    Como un vaso albergaste la infinita ternura,
    y el infinito olvido te trizó como a un vaso.
     
    Era la negra, negra soledad de las islas,
    y allí, mujer de amor, me acogieron tus brazos.
     
    Era la sed y el hambre, y tú fuiste la fruta.
    Era el duelo y las ruinas, y tú fuiste el milagro.
     
    Ah mujer, no sé cómo pudiste contenerme
    en la tierra de tu alma, y en la cruz de tus brazos!
     
    Mi deseo de ti fue el más terrible y corto,
    el más revuelto y ebrio, el más tirante y ávido.
     
    Cementerio de besos, aún hay fuego en tus tumbas,
    aún los racimos arden picoteados de pájaros.
     
    Oh la boca mordida, oh los besados miembros,
    oh los hambrientos dientes, oh los cuerpos trenzados.
     
    Oh la cópula loca de esperanza y esfuerzo
    en que nos anudamos y nos desesperamos.
     
    Y la ternura, leve como el agua y la harina.
    Y la palabra apenas comenzada en los labios.
     
    Ése fue mi destino y en él viajó mi anhelo,
    y en él cayó mi anhelo, todo en ti fue naufragio!
     
    Oh sentina de escombros, en ti todo caía,
    qué dolor no exprimiste, qué olas no te ahogaron.
     
    De tumbo en tumbo aún llameaste y cantaste
    de pie como un marino en la proa de un barco.
     
    Aún floreciste en cantos, aún rompiste en corrientes.
    Oh sentina de escombros, pozo abierto y amargo.
     
    Pálido buzo ciego, desventurado hondero,
    descubridor perdido, todo en ti fue naufragio!
     
    Es la hora de partir, la dura y fría hora
    que la noche sujeta a todo horario.
     
    El cinturón ruidoso del mar ciñe la costa.
    Surgen frías estrellas, emigran negros pájaros.
     
    Abandonado como los muelles en el alba.
    Sólo la sombra trémula se retuerce en mis manos.
     
    Ah más allá de todo. Ah más allá de todo.
    Es la hora de partir. Oh abandonado!

     

    Pablo Neruda - La chanson désespérée

     

    Ton souvenir émerge de la nuit dans laquelle je suis
    Le fleuve joint à l’océan sa lamentation obstinée.
     
    Abandonné comme les quais dans l'aube.
    C’est l’heure  de partir, oh abandonné!
     
    Sur mon coeur pleuvent de froides corolles
    Oh repère de décombres, féroce cave de naufragés
     
    En toi se sont accumulés les guerres et les vols.
    De toi se sont dressées les ailes des oiseaux du chant
     
    Tu as tout avalé, comme l'éloignement.
    Comme la mer, comme le temps. Tout en toi fût naufrage !
     
    Elle était heureuse l’heure de l’assaut et du baiser
    Le temps de l’étonnement brûlait comme un phare
     
    Anxiété de pilote, furie de plongeur aveugle.
    Ivresse trouble de l’amour. Tout en toi fût naufrage !
     
    Dans la brume de mon enfance mon âme se dresse blessée.
    Inventeur perdu, Tout en toi fût naufrage!
     
    Tu t’es ceint à la douleur, tu t'es accroché au désir.
    La tristesse t’écrasa, Tout en toi fût naufrage!
     
    J'ai fait reculer la muraille d'ombre,
    Je suis allé au-delà du désir et de l'acte.
     
    Oh chair de ma chair, femme que j’ai aimé et perdu
    A toi en cet instant humide, j’évoque et fais un chant.
     
    Comme un vaisseau tu hébergeas une infinie tendresse
    Et l’infini t’oublia comme à la proue d’un vaisseau
     
    C'était la noire, la noire solitude des îles
    Et là-bas, femme d’amour, tes bras m’on accueillis
     
    C'était la soif et la faim, et toi tu as été le fruit
    C'était le deuil et les ruines, et toi tu as été le miracle.
     
    Oh femme je ne sais comment tu as pu me contenir
    Dans la terre de ton âme, et la croix de tes bras
     
    Mon désir de toi fût le plus terrible et le plus court,
    Le plus tumultueux et passionné, le plus tendu et avide
     
    Cimetière de baisers, bien qu’il y est du feu dans tes tombes
    Encore les grappes brûlent du picotement des oiseaux
     
    Oh bouche mordillée, oh membres baisés,
    Oh dents affamées, oh corps entrelacés.
     
    Oh fol accouplement d'espérance et d'effort
    Dans lequel nous nous lions et nous désespérons.
     
    Et la tendresse, légère  comme l'eau et la farine.
    Et la parole à peine commencée aux  lèvres
     
    Tel fût mon, destin dans lequel voyagea mon désir
    Et en lui mon désir est tombé, tout en toi fût naufrage!
     
    Oh repère de décombres, en toi tout s’écroulait
    Quelle douleur n’as-tu exprimée, quelles vagues ne t'ont noyées.
     
    De cahot en cahot encore tu brûlas encore tu chantas
    Debout comme un marin à la proue d'un navire.
     
    Encore tu t’épanouissais en chant, encore tu cassais les courants.
    Oh repère de décombres, puit béant et amer
     
    Pâle plongeur aveugle, infortuné frondeur,
    Découvreur perdu, tout en toi fût naufrage!
     
    C’est l’heure de partir, dure et froide heure
    Que la nuit assujettit  à tout horaire.
     
    Le ceinturon bruyant de l’océan borde  la cote.
    Surgissent de froides étoiles, émigrent de noirs oiseaux
     
    Abandonné comme les quais à l'aube.
    Seule l’ombre tremblante se déforme dans mes mains.
     
    Ah au-delà de tout. Ah au-delà de tout.
     
    Il est l’heure du départ. Oh abandonné! 

     

    June 11

    Jean Ferrat - La complainte de Pablo Neruda

    Vous avez eu l'air d'apprécier Jean Ferrat aussi je vais vous faire partager une autre chanson que j'aime tout particulièrement.

    Elle parle d'un poète Chilien que mes profs d'espagnols m'ont appris à aimer, je crois pouvoir dire que si je suis ce que je suis, je crois que sa vie et sa poésie m'y ont aidé .. Pablo Néruda !!!

     Je chercherai des poèmes que je vous ferai partager. J'en ferai la traduction, il n'y aura pas de rime, mais il y aura tout mon coeur, mais ce sera pour une autre fois. Aujourd'hui écoutez, Jean Ferrat chanter Aragon ,

    Complainte de Pablo Neruda
       
    Poème de Louis Aragon
    Musique de  Jean Ferrat
     
    Je vais dire la légende
    De celui qui s'est enfui
    Et fait les oiseaux des Andes
    Se taire au cœur de la nuit
     
    Le ciel était de velours
    Incompréhensiblement
    Le soir tombe et les beaux jours
    Meurent on ne sait comment
     
    Comment croire comment croire
    Au pas pesant des soldats
    Quand j'entends la chanson noire
    De Don Pablo Neruda
     
    Lorsque la musique est belle
    Tous les hommes sont égaux
    Et l'injustice rebelle
    Paris ou Santiago
     
    Nous parlons même langage
    Et le même chant nous lie
    Une cage est une cage
    En France comme au Chili
     
    Comment croire comment croire
    Au pas pesant des soldats
    Quand j'entends la chanson noire
    De Don Pablo Neruda
     
    Sous le fouet de la famine
    Terre terre des volcans
    Le gendarme te domine
    Mon vieux pays araucan
     
    Pays double où peuvent vivre
    Des lièvres et des pumas
    Triste et beau comme le cuivre
    Au désert d'Atacama
     
    Comment croire comment croire
    Au pas pesant des soldats
    Quand j'entends la chanson noire
    De Don Pablo Neruda
     
    Avec tes forêts de hêtres
    Tes myrtes méridionaux
    O mon pays de salpêtre
    D'arsenic et de guano
     
    Mon pays contradictoire
    Jamais libre ni conquis
    Verras-tu sur ton histoire
    Planer l'aigle des Yankees
     
    Comment croire comment croire
    Au pas pesant des soldats
    Quand j'entends la chanson noire
    De Don Pablo Neruda
     
    Absent et présent ensemble
    Invisible mais trahi
    Neruda que tu ressembles
    À ton malheureux pays
     
    Ta résidence est la terre
    Et le ciel en même temps
    Silencieux solitaire
    Et dans la foule chantant
     
    Comment croire comment croire
    Au pas pesant des soldats
    Quand j'entends la chanson noire
    De Don Pablo Neruda
     
    June 08

    Discussion sur billet de chez Choupial

     

    J'ai trouvé le sujet assez important pour le "retro-lier"

    billet de chez Choupial
     

     

     

    BILLET PRIS CHEZ CHOUPIAL...

    Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée contre lui...

      Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"
    La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
    "tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .

      Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes.
    Puis elle partit rapidement.

      Le petit garçon tenait toujours la poupée
    dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé
    à qui il voulait donner la poupée.
    " C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël
    Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait
    "Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter."
    Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve
    maintenant... "

      "Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte"
    Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
    "Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "
    Mon coeur s'est presque arrêté de battre.
    Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "
    Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur"
    Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillais dans mon sac à mains, et  sorti une liasse de billets et je dis au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûr? "
    "OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez"
    Je glissais mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
    Il y en avait amplement assez pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous".
    Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de
    s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..." Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignais en poussant mon panier. Je terminais mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.
    Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
    La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
    La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
    Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
    Elle était là,
    tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...

     

    Maintenant, tu as deux choix :
    1) mettre cet article dans ton blog
    2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas touché

    Si tu le mets dans ton blog peut-être que tu empêcheras quelqu'un de conduire après avoir consommé.


    J'ESPERE QUE TU FERAS COMME MOI : C'EST A DIRE QUE TU LE METTRAS DANS TON BLOG

     

     
      
     

     

    June 04

    Aigues Mortes

    Ville Gardoise entre Nîmes et Montpellier à l’ouest du petit Rhône, à la pointe du delta et en plein cœur de la Camargue

    Anciennement un port d’où s’embarqua St Louis (Louis IX) pour sa septième Croisade (1248) et huitième croisade (1270) à Tunis dont il ne revint pas (mort de la peste)

    Aigues Mortes doit son nom aux marais qui l’entourent (eaux mortes).

    Elle connaît son expansion économique grâce à Louis IX qui créé le port. Il trouve sa situation géographique intéressante pour partir en croisade. De plus par sa production de sel, rapporte des revenus non négligeables à la Couronne (la gabelle héhé pour sa gamelle).

     

     

    Saint Louis fait construire une route au milieu des marais avec en son milieu (et toujours au milieu pfff) pour voir venir de loin les ennemis et protéger l’accès de la ville, la tour Carbonnière, par la suite il fait construire la Tour de Constance, son fils Philippe le Hardy finira son œuvre en faisant construire les remparts qui sont actuellement une des cartes de visites touristique de la ville.

     

     

    La ville contient actuellement environ 6000 âmes, mais en été, celle-ci doit être multipliée par …. Elle est reliée à la méditerranée par le canal du Grau du roi. Outre le tourisme qui représente un revenu non négligeable pour la commune, l’agriculture fournit tient une part assez importante dans l’économie de la ville :

    • La vigne avec le vin des sables dont la vitrine est Listel, mais beaucoup de petits négociants produisent également des petits rosés,  des gris de gris ou des petits blancs qui n’ont rien à envier à cette célèbre marque

    • L’asperge blanche a également un bon succès, vous en verrez les champs tout le long de la route allant vers les Saintes Marie de la mer

     

    • Les taureaux de Camargue, plus petit que celui de corrida élevé essentiellement pour les courses camarguaise voit sa viande arriver de plus en plus dans les rayons de super marchés

     

    • Le cheval de Camargue, compagnon incontesté du gardian, emblème de la Camargue avec son compagnon le taureau. marron en naissant, il vire au gris pour enfin devenir blanc à l’âge adulte. Ce petit cheval se déplace comme personne au milieu des marais, c’est pour cette raison qu’il est le partenaire de travail pour le gardian que ce soit pour se déplacer dans les marais, trier les taureaux ou encore encadrer les cocardiers lors de l’encierro ou de l’abrivado

     

    • Le sel, (certain parlent d’industrie). Les salins du midi (La baleine) produit un sel blanc dont on voit les camelles (montagnes de sel) du bord de la route. Les tables salantes se teintent de mauve lorsqu’ils sont saturés de sel et les couchers de soleil sur ces terres sont à couper le souffle

     

    Si vous allez à Aigues mortes et que vous allez acheter une fougasse, vous mangerez contrairement à Nîmes ( à base de gratillons) une brioche sucrée parfumée à la fleur d’oranger. Anciennement fabriquée uniquement à Noël, elle l’était ensuite au moment de la fête de la ville et maintenant elle est produite toute l’année. Attention mal faite, c’est de ‘l’estouffe belle-mère’.

     

    Quand vous êtes à Aigues mortes ne partez pas sans être allé faire un tour au Grau du roi, à Port Camargue ou encore à la Grande Motte.

     

    Bonne balade et si mon billet vous a donné envie allez visiter les liens ci-dessous Le premier est celui d’un ventre bleu amoureux de sa ville

     

    http://membres.lycos.fr/aiguesmortes/

     

    http://www.ot-aiguesmortes.fr/

     

     

     
    La Chanson d'Aigues-Mortes écrite par M. Jean Tournaire en 1936
     
     Je suis de la ville aux 10 portes
    J'ai vu le jour à Aigues-Mortes
    Pays aux nombreuses tours
    Pays que j'aime avec amour
    Levant les yeux pleins de lumière
    D'une voix joyeuse et fière
    J'ai le ventre bleu, criais-je à papa
    Je suis d'Aigues-Mortes, du midi
    et puis voilà ...
     
    Je suis d'un pays de jolies filles
    Où elle sont toutes gentilles
    Le soir aux pieds des remparts
    On s'attardait souvent le soir
    Sans faire de chichis et de manières
    Le rendez-vous était la Poudrière
    J'y vais, tout le monde y va
    De mon temps on s'aimait comme ça
    Je suis d'Aigues-Mortes , du midi
    et puis ça va ...
     
    Après le sel et la vendange
    Sans que rien ne vous dérange
    Nous la voulons, il nous l'a faut
    La foire et ses beaux taureaux
    Bandido et Abrivado
    Chacun chante sa sérénade
    Moi j'y vais et tout le monde y va
    Je suis d'Aigues-Mortes, du midi
    et puis voilà ...
     
    Ma marraine la Tour de Constance
    A dirigé toute mon enfance
    Mon parrain le grand Saint Louis
    M'a protégé et j'ai grandi
    Cela n'a pas été sans peine
    Car j'ai pas mal fait de fredaine
    Aujourd'hui ça ne se connait pas
    Je suis d'Aigues-Mortes, du midi
    et puis voilà ...
     
    Je suis d'un beau pays de chasse
    Mais attention au coup de masse
    Lapins, sarcelles et perdreaux
    Nous trions tout ce qu'il y a de plus beau
    Si vous croyez que j'exagère
    Regardez donc ma carnassière
    Si c'est un scorpi, on ne le dit pas
    Je suis d'Aigues-Mortes, du midi
    et puis voilà ...
      
    Et quand viendra ma dernière heure
    Me conduisant à ma demeure
    A l'ombre de nos grands cyprès
    Au boulevard des allongés
    La foule émue et recueillie
    Dira après la cérémonie
    C'était un brave gentil petit gars
    Il était d'Aigues-Mortes, tron de mille
    et puis voilà !!!
     

    June 03

    Fête des mères

    Aujours'hui c'est la fête de toutes les mamans!

    Alors bonne fête à toutes celles qui passeront par là ! Et pas uniquement aujourd'hui, mais tous les jours de l'année et tous les jours de leur vie!

    Elles méritent bien ça les mamans  

    Voici quelques poèmes d'auteurs connus et surtout les roses blanches que nous avions droit étant jeunes tous les ans à la radio en boucle  

     
     
     
    À notre mère - Victor Hugo
     
    "Oh! l'amour d'une mère!  amour que nul n'oublie! 
     Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie!
    Table toujours servie au paternel foyer !
    Chacun en sa part, et tous l’ont tout entier !"
     
     
    Maman je te donne - Edgar Poe
     
    J’entends au-dessus de moi dans les cieux
    Les anges qui murmurent entre eux
    Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand
    Que celui-ci : Maman
     
     
    Compliment pour une mère - Honoré de Balzac
     
    Le coeur d'une mère est un abîme au fond
    Duquel se trouve toujours le pardon.
     
     
    Les roses blanches - Berthe Silva  
    Paroles: Ch.L.Pothier. Musique: Léon Raiter   1925
     
     
    C'était un gamin, un gosse de Paris,
    Pour famille il n'avait qu' sa mère
    Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
    Par les chagrins et la misère
    Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
    Et le cher bambin tous les dimanche
    Lui apportait de belles roses blanches,
    Au lieu d'acheter des joujoux
    La câlinant bien tendrement,
    Il disait en les lui donnant :
     
    "C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
    Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
    Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
    Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"
     
    Au printemps dernier, le destin brutal,
    Vint frapper la blonde ouvrière
    Elle tomba malade et pour l'hôpital,
    Le gamin vit partir sa mère
    Un matin d'avril parmi les promeneurs
    N'ayant plus un sous dans sa poche
    Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
    Furtivement vola des fleurs
    La marchande l'ayant surpris,
    En baissant la tête, il lui dit :
     
    "C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
    J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
    Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
    J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"
     
    La marchande émue, doucement lui dit,
    "Emporte-les je te les donne"
    Elle l'embrassa et l'enfant partit,
    Tout rayonnant qu'on le pardonne
    Puis à l'hôpital il vint en courant,
    Pour offrir les fleurs à sa mère
    Mais en le voyant, une infirmière,
    Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
    Et le gamin s'agenouillant dit,
    Devant le petit lit blanc :
     
    "C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
    Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
    Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
    Toutes ces roses blanches, tu les emporteras"