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    February 29

    Il fait beau !!!!!

    Pour tous ceux qui comme moi attende le printemps, il est là !!! en avance et c'est très agréable Rire

     

    Depuis début février, il fait un temps magnifique. Trop d’ailleurs, car nous avons dans le sud-est a une réelle tendance à aller vers la chaleur. Ce midi lorsque je suis sortie pour aller manger il faisait 19°C !!! Je ne m’en plaints pas quoique … j’ai toujours peur du retour de bâton et que le printemps soit pluvieux ou que la sécheresse ne sévisse de trop.

    En bref, je râle et je re-râle (c’est une seconde nature chez moiTire la langue)

     

     

    Mais par contre ce qui me ravi c’est les progrès de la nature.

    Début février je suis allée balader avec un ami dans la campagne Aixoise du côté de Roquefavour et j’ai pris plaisir à voir les premiers amandiers en fleurs et les premiers genêts.

                    

    Par contre maintenant c’est toute la nature qui se réveille.

     

    Dans le jardin devant l’appartement, les seringas commencent à se remplir de petites pousses vert tendre, la pelouse est couverte de violettes, de pâquerettes et de minuscules fleurs bleues ciel que je prends pour des myosotis (mais bon je ne parierai pas là-dessusEmbarrassé), le néflier a fait d’énormes bourgeons qui ressemblent à des chandelles,  les iris violets sont tous fleuris, même le lilas commence à mettre des pousses. Le forcicia lui fait des fleurs, mais bon comme ils le taillent « en haie » c’est plutôt minable Agressif 

     

        

     

    Pourtant, quel que soit la moindre fleur que je croise en ce moment, Je suis totalement sous le charme j’aime la nature en cette saison, j’aime les fleurs (je n’ai pas la main verte et mes plantes d’intérieurs sont très volontaires pour survivre à mes mauvais traitementsEmbarrassé). Je m’extasie devant tant de merveilles.

     

        

     

    En allant par l’autoroute voir Patrick ce week-end, j’ai vu les cerisiers et les amandiers couverts de petites fleurs blanches ou roses.

     

    Voilà de quoi chasser toutes les grisailles de mon âme, toutes les peines et les douleurs qui ont fait mon hiver. Je revis et je n’attends rien d’autre dans l’immédiat que de marcher le nez au vent.

     

     

     

     

     

    Bonne fin de semaine à tous et toutes. Rose rouge

     

     

    Photos du net

    February 13

    Régine Desforges, Blanche et Lucie

    Je suis absente de la toile, car après les facéties de MSN, j’ai hérité d’un cheval de Troyes que j’appellerai un canasson de trop qui m’inonde de fenêtres publicitaires en rafale et que je n’arrive pas à juguler.

    Ça m’énerve prodigieusement et du coup, je lis beaucoup sur papier au lieu venir vous rendre visite, mais je ne vous oublie pas et je viens vous faire un petit coucou et vous parler d’un livre que je viens de relire.

     

    J’ai lu entre autre ces temps-ci, Blanche et Lucie de Régine Desforges.

    Blanche et Lucie

     

    On aime ou on déteste, mais on ne peut sortir indifférent de cette lecture. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé. Je suis fan de Régine Desforges depuis la bicyclette bleue que j’ai bu littéralement, j’ai moins aimé les autres jusqu’à ne pas finir de lire la saga qui était à mon goût de moins en moins crédible, mais ceci sera peut être un autre article.

     

    Ce roman n’est pas simplement un roman érotique comme certains aiment à le faire croire, c’est aussi et surtout la rencontre d’une petite fille et de deux mondes, celui de ses grands-mères Blanche et Lucie (l’une bourgeoise, l’autre paysanne), deux personnages hauts en couleur qui éveillent chacune à sa manière cette enfant.  A travers ce récit on va la petite fille quitter doucement l’enfance, découvrir le monde, développer ses sens, s’ouvrir à l’amour, ses parfums, ses désirs et ses peurs. Elle s’éveille au monde.

     

    L’extrait que j’ai choisi plante le décor dans la France de la guerre, bonne lecture

     

    J’ai de la guerre des souvenirs mélangés et contradictoires. J’ai le souvenir d’étés radieux pleins de joies et de jeux. De longs séjours  heureux chez Lucie. Parallèlement, quand je pence à cette période, c’est le froid que je retrouve. Les hivers furent-ils s i froids dans le Limousin et les été si chauds dans le Quercy ? Pendant quelques mois, nous avions habités Paris. La guerre nous poussa, comme tant d’autres, sur les chemins de l’exode. Nous prîmes, maman ma soeur et moi un des derniers trains quittant  la gare d’Austerlitz pour aller nous installer chez Blanche. J’avais l’impression de revenir chez moi.
    Je ressentais pour cette guerre une grande curiosité. J’étais triste de ne pouvoir y participer. Très vite, je choisis mon camp, ne faisant qu’imiter mon entourage qui se lança dans la lutte active ou passive contre l’occupant. Comme lui, je jouais au maquis. Personne autour de moi n’accomplit d’actes de haute bravoure, mais quotidiennement, on manifestait sa résistance. Les uns faisaient passer à des gens traqués la ligne de démarcation, on aidait des juifs à se procurer des faux papiers, on se réunissait pour écouter Radio-Londres, essayant à travers les messages donnés de deviner l’heure et le jour du débarquement, d’autres allèrent dans les maquis.

     

    http://www.fbls.net/reginedeforges.htm

    http://www.figuresdestyle.com/deforges/index.html

    http://www.evene.fr/celebre/biographie/regine-deforges-15099.php

     

    regine_deforges