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October 27 J'ai lu le com de Petit Duc, je l'ai digéré et je me suis dit "pourquoi pas" Je n'aurai pas pensé de la mettre sur le blog car je la trouve très dure (mais très juste) d'une part et d'autre part que mon état d'esprit trop noir en ce moment me fait douter parfois de mon bon goût, mais là nous sommes deux à l'aimer, alors je vous l'apporte pour vous la faire partager aussi, Ainsi, on sera peut-être plus nombreux à apprécier cet homme merveilleux qu'est Lenny Escudéro. Je ne désespère pas de vous le faire aimer (si vous ne l'aimez déjà) à vous qui ne le connaissez pas. Au fait personnellement j'avance comme la dernière strophe et souvent bcp trop
Mon voisin est mort - Lenny Escudéro
Mon voisin est mort, je n'l'ai pas connu
Je n'l'ai jamais vu, mon voisin est mort
A part quelques bruits à l'étage en d'ssous
Et des riens du tout, je n'sais rien d'sa vie
C'est drôle l'émotion ! Je n'l'ai pas connu
Et j'ai l'impression de l'avoir perdu
T'es dans l'escalier, tu ne me vois pas
T'es sur le palier, je n'te salue pas
Etre seul, c'est vivre seul au milieu de la foule
Et ça fait mal tu sais, ça fait comme une boule
Qui te cache le soleil
Au milieu du désert, on n'est pas seul tu sais
On est perdu, c'est pas pareil
Quand je pense à toi, toi mon voisin
Toi qui vivais là, tu vivais si loin
Je ne saurai rien, du rien de tes jours
Rien de tes chagrins, rien de tes amours
T'as dû avoir peur lorsque ton destin
T'a pris par la main pour t'emmener ailleurs
Sûr qu't'aurais aimé avoir un copain
Pour t'accompagner un bout de chemin
Etre seul, c'est vivre seul au milieu de la foule
Et ça fait mal tu sais, ça fait comme une boule
Qui te cache le soleil
Au milieu du désert, on n'est pas seul tu sais
On est perdu, c'est pas pareil
Bonjour mon voisin, bonjour inconnu
J'suis celui du d'ssus, refuse pas ma main
Garde-moi pitié, si des fois la mort
Revient au quartier pour frapper encore
Elle n'osera pas me donner la nuit
Quand elle verra que j'ai un ami
Faut-il que les loups reviennent chez nous
Rendre la chaleur que donnait la peur ?
Etre seul, c'est vivre seul au milieu de la foule
Et ça fait mal tu sais, ça fait comme une boule
Qui te cache le soleil
Au milieu du désert, on n'est pas seul tu sais
On est perdu, c'est pas pareil
C'est pas pareil, c'est pas pareil
October 25 Voilà mon coup de coeur du jour sans plus de commentaires si ce n'est que je suis fan de Manu chao :))
Je vous souhaite de prendre autant de plaisir que moi tout simplement
Me llaman calle
me llaman calle, pisando baldosa la revoltosa y tan perdida me llaman calle, calle de noche, calle de día me llaman calle, hoy tan cansada, hoy tan vacía como maquinita por la gran ciudad
me llaman calle, me subo a tu coche me llaman calle de malegría, calle dolida calle cansada de tanto amar
voy calle abajo, voy calle arriba no me rebajo ni por la vida me llaman calle y ése es mi orgullo yo sé que un día llegará, yo sé que un día vendrá mi suerte un día me vendrá a buscar, a la salida un hombre bueno pa toa la vida y sin pagar, mi corazón no es de alquilar
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
me llaman calle, calle más calle
me llaman calle, siempre atrevida
me llaman calle, de esquina a esquina me llaman calle bala perdida, así me disparó la vida me llaman calle del desengaño, calle fracaso, calle perdida me llaman calle la sin futuro me llaman calle la sin salida
me llaman calle, calle más calle la de mujeres de la vida suben pa bajo, bajan para arriba como maquinita por la gran ciudad
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, calle más calle
me llaman siempre, y a cualquier hora me llaman guapa siempre a deshora
me llaman puta, también princesa me llaman calle, es mi nobleza me llaman calle, calle sufrida, calle perdida de tanto amar
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
a la puri, a la carmen, carolina, bibiana, nereida, magda, marga, heidi, marcela, jenny, tatiana, rudy, mónica, maría, maría
me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar me llaman calle, me llaman calle calle sufrida, calle tristeza de tanto amar
5 razones
si la vida te da más de cinco razones para seguir si la vida te da más de 5 rincones para dormir si la vida te da más de 5 millones para morir
se fuerza la máquina de noche y de día se fuerza la máquina de noche y de día si la vida te da más de 5 cabrones para aguantar si la vida te da más de 5 lecciones para no seguir
se fuerza la máquina de noche y de día se fuerza la máquina de noche y de día
me llaman calle, calle baldosa, la revoltosa, bala perdida me llaman calle, calle de noche calle de día no me rebajo ni por la vida me llaman calle la sin futuro, la sin salida me llaman calle, calle más calle la de las mujeres de la vida
si la vida te da más de cinco minutos para gozar si la vida te da más de cinco minutos para olvidar se fuerza la máquina de noche y de día
se fuerza la máquina de noche y de día se fuerza la máquina de noche y de día
si la vida te da más de 5 razones para seguir si la vida te da más de 5 rincones para dormir se fuerza la máquina de noche y de día se fuerza la máquina de noche y de día se fuerza la máquina, se fuerza la máquina
October 20 Christine ORBAN, née le 03 octobre 1954.
Elevée au Maroc, passionnée d'équitation elle débute sa vie professionnelle en tant que clerc de notaire. Mais cette passion de l'écriture qui la tient depuis l'enfance la pousse a publier un premier roman en 1986 "les petites filles ne meurent jamais" sous le nom de Christine Rheims.
Ensuite elle en publiera d'autres "Le collectionneur, l'âme soeur, l'attente... "jusqu'à celui que je viens de découvrir et qui me l'a faite connaître "Deux fois par semaine".
J'ai acheté ce livre par presque hasard sur un quai de gare car j'avais peur d'être à court de lecture pendant mon voyage, mon roman en cours étant bien entamé.
Le contexte: Une jeune femme de vingt ans entame une psychanalyse suite à un drame se déroulant dans sa vie qui la rend [anesthésiée du coeur... et cela est insupportable]. Elle nous fait évoluer sans difficulté aucune dans le monde de la psychanalyse. Elle souffre et c'est légitime, elle n'est pas pour autant larmoyante. De plus elle nous fait passer par toutes les sensations et les questionnements du patient. J'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir.
J'ai choisi pour vous un extrait.
...[J'attrape mon collier, et je fais tourner les perles de verre, vite, vite comme des toupies.
Le psy se redresse, il arrive, je l'entends, il suffit de peu parfois pou capter son attention :
-Hum, hum...
Petite sensation de victoire, toujours la même, celle qui s'apparente aux joies de la pêche quand, après une longue attente, le poisson finit par mordre à l'hameçon
-Hum, hum...
Il suffisait d'y penser.
- Le collier ? dit-il.
Il avance, je le sens qui se penche vers mon cou, je le sens regarder les boules de verre orangées qui tournent, il observe la façon dont je fais tourner les perles, d'un seul coup d'index, comme un hochet ; il se demande peut-être comment j'obtiens quatre ou cinq tours d'un seul élan.
Les billes me font loucher et accaparent mon attention. Avec un peu d'entraînement, je parviendrai à en faire tourner deux rangs à la fois. Les coudes appuyés sur ses genoux, le buste penché, prêt à tomber, le psy observe le manège :
- ça vous rappelle quoi, ce jeu ?
Moi :
-Vous devez penser à la garniture que les bébés ont devant leur berceau...
Les psy, agacé :
-L'important n'est pas ce que vous pensez que je pense, mais ce que vous pensez.
Et vlan ! Il n'est pas content de ma réponse, voilà, j’ai voulu faire la maligne, il me punit aussi sec. Toujours la même ritournelle. Et il repart dans sa caverne. Je me retourne, mais je ne le vois plus il s'est réfugié dans son coin là-bas au fond, près de la fenêtre, dans la pénombre. Il me laisse seule avec mes perles de verre.]...
J'espère que ce court extrait vous donnera envie de le lire

October 11 Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit mais j'aime beaucoup Leny Excudéro.
Depuis que je suis jeune, j'aime cet homme, ses textes et ses musiques.
Puis en prenant de l'âge il devient aussi ridé qu'une pomme reinette et je trouve que cela lui donne un charme fou.
Il a priviligié l'humain à la célébrité et celà fait en grande partie l'admiration que j'ai pour lui. Bon je me tais et je vous laisse lire ...
Petite mère - Leny Escudéro
Y a des jours comme ça
J'voudrais que tout s'arrête
Et reposer ma tête
Dans le creux de ton bras.
Et là je voudrais tant
Oublier ma détresse
Sous l'infinie tendresse
Que m'apportait ta voix
Y a des jours comme ça
Lorsque ma tête roule
J'voudrais que tout s'écroule
Parc'que tu n'es pas là.
Dis-moi, Petite mère
Où est-il le chemin
Pour aller à naguère
Moi, je n'sais plus très bien
Dis-moi, Petite mère
Où est le vieux tilleul
Qui lorsque j'étais seul
Me croyant un poète
M'a entendu criant
Aux diables à la ronde
Je referais le monde
Lorsque je serais grand.
Maintenant tu sais
J'ai perdu l'insouciance
Au temps de mon enfance
Toi, tu me consolais,
Y a des jours comme ça
Ah! Dieu, que je regrette
Le temps perdu peut-être
Je ne comprenais pas,
Lorsque sur mon front lourd
Ta main venait si tendre
Comme pour y répandre
Ton cœur chargé d'amour.
Dis-moi, Petite mère
Où est-il le chemin
Pour aller à naguère
Moi, je n'sais plus très bien
Dis-moi, Petite mère
Où est le vieux tilleul
Qui lorsque j'étais seul
Me croyant un poète
M'a entendu criant
Aux diables à la ronde
Je referais le monde
Lorsque je serais grand.
Et maintenant tu vois
J'ai tant cogné ma tête
Aux murs de la planète
Je pleure d'être grand.
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October 07 Louis Aragon ... Elsa Triolet
Louis Aragon a tellement bien écrit son amour pour Elsa que je vous en livre deux poèmes qui m'on toujours beaucoup fait rêver étant jeune fille. Je suis moins jeune mais je les aime toujours, même si j'ai arrêté quelques temps de rever ....
Les mains d'Elsa - Louis Aragon
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon pauvre piège De paume et de peur de hâte et d'émoi Lorsque je les prends comme une eau de neige Qui fond de partout dans mes mains à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse Ce qui me bouleverse et qui m'envahit Sauras-tu jamais ce qui me transperce Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli
Ce que dit ainsi le profond langage Ce parler muet de sens animaux Sans bouche et sans yeux miroir sans image Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent D'une proie entre eux un instant tenue Sauras-tu jamais ce que leur silence Un éclair aura connu d'inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme S'y taise le monde au moins un moment Donne-moi tes mains que mon âme y dorme Que mon âme y dorme éternellement
* ~* ~* ~*
Les Yeux d'Elsa - Louis Aragon
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa
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